contact@belfiusestanous.be   •   NL : www.belfiusisvanons.be

Le Ministre des finances, ainsi que le CEO et le Président de Belfius nous l’ont répété tour à tour depuis plusieurs mois : “Belfius est prête pour une introduction en bourse”. Et depuis quelques jours, les choses s’accélèrent : le Conseil d’Administration de Belfius est réuni aujourd’hui pour évoquer les différents scenarios, le Conseil des Ministres restreint se réunit pour envisager les options possibles pour l’avenir de Belfius – mais le statu-quo semble bien bas dans la liste, voire absent. Aux craintes quant aux conséquences sur les conditions de travail, les activités de Belfius et leur tarification, ils répondent qu’il ne s’agira que d’une privatisation partielle et que c’est la meilleure option pour le développement de l’entreprise.

Les opposants à une privatisation seraient-ils donc paranoïaques ?

L’histoire pas si éloignée de la CGER pourrait bien nous confirmer que non : comme nous le rappelle le site www.BanquePublique.be, “la Caisse Générale d’Épargne et de Retraite (CGER) était une Institution Publique de Crédit (IPC) belge qui a reçu en 1980 le statut de banque privée et s’est transformée en une banque de plein exercice.”

Dès le début des années 1990, les dirigeants belges parlent de privatiser la CGER. Ce projet rencontre une forte opposition parmi le personnel, et des grèves sont organisées. Des dirigeants syndicaux s’opposent fermement à la privatisation et mettent en garde contre ses conséquences. Mais le mouvement reste interne et ne rencontre pas de soutien parmi d’autres franges de la population, et en 1993, la moitié du capital est vendu au groupe Fortis.

À peine 4 ans plus tard, en 1997, la participation de Fortis devient majoritaire, et est portée à 74,9%. II ne reste à l’État Belge que 25% + 1 action. Le gouvernement tente alors d’apaiser le personnel en promettant qu’il maintiendra cette “minorité de blocage”.

Et pourtant : en 1998, c’est l’entièreté de la CGER qui est vendue à Fortis, et la CGER disparaît.

Nombreuses sont les histoires de privatisations partielles qui s’achèvent ainsi. Et entre les lignes des discours des dirigeants, on entend des “pour l’instant” qui laissent entendre qu’en effet, une privatisation partielle ne serait qu’une première étape. Assez pour nous convaincre de ne pas laisser entre le loup dans la bergerie et de maintenir la banque Belfius dans le giron public afin de se donner les moyens d’en guider la mission, au service de la population de Belgique.